3 avril 2020

Qu'il se taise!


 « Les scientifiques du gouvernement américain estiment que le virus serait transmis par les gens lorsqu’ils parlent et respirent.... »

Ces scientifiques venaient d'entendre leur président!

26 mars 2020

J'me demandais...

Combien de couples survivront au confinement?

26 février 2020

Liberté!


Je me suis absenté quelque temps, désolé. Plusieurs chutes de neige ont exigé de mon temps, le boulot a aussi bouffé une partie de mon énergie, ensuite je me suis consacré à ma fille, à la réalisation d’un rêve qu’elle et son conjoint caressaient depuis longtemps.

Toute petite, elle roulait déjà en vélo avec moi. Elle n’a jamais cessé de rouler, rien de sportif, en cyclotouriste. Ses déplacements se font toujours sur deux roues, été comme hiver. Elle voulait faire une pause, un arrêt de travail, partir en vélo, ailleurs.

Elle a donc quitté son boulot, sous-loué son appartement, entreposé ses biens. Elle et son conjoint ont préparé leurs vélos, leurs équipements et sont partis dans le Sud pour entreprendre une grande  boucle autour du continent nord-américain.

Il y a un tas de choses auxquelles il faut penser, des détails pratiques. De ce côté, ils sont prêts. Mais cela ne constitue pas l’essentiel. La réussite d’une telle expérience dépend beaucoup de la préparation mentale, de la facilité avec laquelle on s’adapte aux gens comme aux circonstances. Le but ne doit pas être une destination, un trajet ou un défi à relever. Pour bien vivre une telle expérience, il faut devenir quelqu’un d’autre, se métamorphoser, oublier son mode de vie habituel, accepter que tout change, prendre son temps, observer, dormir, se débarrasser de ses angoisses, ne pas s’inquiéter au sujet de ce qu’on mangera, où l’on dormira.

Le vent, la pluie, la canicule, les longues montées ne sont pas des épreuves mais plutôt des éléments, des réalités. Il faut accepter ces choses, rouler moins vite, sur de plus courtes distances, se mettre à l’abri et faire une sieste plutôt que de se décourager. Les gens qu’on rencontre sur notre route acceptent toujours de nous aider. Quand on sait demander, l’autre sait donner. Avoir son passeport en poche est un atout, mais afficher un sourire est aussi important.

C’est ce que je lui ai dit. Elle ne suivra pas tous mes conseils, tout comme je n’écoutais pas mon père, elle doit faire mieux que moi. C’est cela l’évolution. Nous verrons bien ce qui adviendra, cela leur appartient. Je me contente de la suivre à distance, en m’abstenant de communiquer avec eux.